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15 avril 2020

Hero (Ying Xiong) 2002 Yimou Zhang

Cette machination incroyable pour se rapprocher assez près du roi et lui porter un coup fatal, ces différentes strates du récit changeant le sens des chapitres précédents, cette esthétique clinquante ; dit comme ça, on pourrait croire à un film du Chu Yuan de la glorieuse époque Chaw Brothers. Chez ce dernier, il fallait toujours courir après le récit pour ne pas se faire distancer, et puis c'était assez fun, sans vouloir être réducteur. Chez Zhang, c'est sûr que ça va pas trop vite, on a bien le temps de tout capter. On dirait qu'il plie le genre du wu xia pian pour l'amener au public occidental (c'était le mouvement inverse qui s'opérait jusqu'alors). Le film mise tout sur un visuel convocant moults jolis costumes, codes couleurs, fréquents ralentis, combats en apesanteur sur musique zen new age, et de fait certaines scènes fonctionnent et sont vraiment pas mal, d'autres moins. Le problème selon moi est que cette esthétique très m'a tu vu (disont que Zhang n'a pas peur d'en faire trop), ce jeu désincarné, ces combats plus mentaux que physiques, le manque de distance qu'aurait apporté une touche d'humour, donne un film un peu déminéralisé, statique, un comble pour le cinéma d'art martiaux, où le mouvement est tout. Et Zhang Ziyi joue comme une casserole (faite la taire !). Mais on ne peux pas enlever à Zhang Yimou le goût de l'expérimentation, et son film s'inscrit dans une longue tradition du film de sabre, qu'il prolonge et renouvelle. (vu en 2018-2018)

hero

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18 avril 2020

Twin Peaks 1992 David Lynch

Il y a tellement à dire sur Twin Peaks, sur le film, sur le mythe/univers qu'à creé David Lynch, et du coup je ne sais trop quoi dire moi-même. Après avoir revu cet opus, je me contente de relever que c'est très touchant de retrouver ce petit monde, mais que ça ne rigole plus, c'est cruel et méchant. Le film semble imparfait, comme si pour Lynch il s'agissait de laisser sortir tout ce qui restait en lui, après avoir abandonné son bébé. Le plus inconfortable, lyrique et déséspéré de ses films. Avant la saison 3. (vu en 2017-2018)

twin peaks

21 mars 2020

Alien: Covenant 2017 Ridley Scott

D'un coté, l'imagerie SF est vraiment top, je veux dire, on a fait du chemin depuis La Planète Interdite, n'est-ce pas ? Mais ce film est bizarre : c'est un espèce de remake du premier Alien, juste en moins bon (l'original : tout tombe bien ensemble, celui-ci : rien justement). D'une part très sérieux, mais avec un scénario qui laisse songeur; y'a du monde là-dedans, mais on ne sait jamais vraiment combien, ni qui est qui, qui fait quoi. Pire, même eux ont l'air de ne pas être ensemble, de ne pas se rendre compte de ce qu'il se passe dans la pièce d'a côté, ce qui donne lieu à des moments assez gênants (dans le prems, on sait à peu près qui fait quoi, qui est où à chaque instant). Même leur comportement, tu comprends pas : si tu vois un gus trembler de toutes ses tripes, qui commence à saigner de partout, alors que tout le monde crient dans tous les coins, tu vas aller le prendre dans tes bras ou tu vas te casser vite fait ? Bref, joli, sérieux et un peu con à la fois, y'a quelque chose en trop dans l'equation. (vu en 2017-2018)

Covenant

18 mars 2020

Les Affranchis (Goodfellas) 1990 Martin Scorcese

Les Affranchis, c'est un peu le film parfait, tout y est bon à tous les postes, montage, jeux, musique, scénario, tout ce que tu veux. Après, on peut trouver un paquet de film où tout est nickel, comme ça, mais celui-là casse la baraque, c'est du pur plaisir, un shoot (j'imagine, einh) ! Il y la passion et l'urgence de faire des films, il y l'art et l'entertainment. Et il y a cette façon de nous embarquer dans ce récit pied au plancher, sans jamais nous lâcher, jusqu'à la fin (2h30 quand même), en un geste ample et généreux. Cite-moi un film des années 1990, n'importe lequel, tu verras que, ah ouais, quand même, Les Affranchis est meilleur. Ce film n'est pas sage, Scorcese aime les beaux mouvement de caméra. Le plan séquence du Copacabana, ce n'est pas de l'épate, il traduit l'émerveillement, l'excitation que Karen éprouve à ce moment là, la frénésie du night-club à cette heure là, et cette impression de d'entrer dans le ventre de la bête. Épatant, mais pas ostentatoire, le film est comme ça, gigantesque, mais pas prétentieux. C'est le premier DVD que j'ai acheté, j'avais même pas de lecteur. Le meilleur film de gangster, (je le préfère au Parrain), le meilleur film de tous les t... bon je me calme. Un peu mon idée d'un orgasme cinematographique. (vu en 2017-2018)

Affranchis

22 mars 2020

La Favorite (The Favourite) 2018 Yorgos Lanthimos

The Favourite ne raconte pas grand chose de nouveau (la noblesse décadente, l'ambition contre la morale, bref), et le fait dans un style rentre-dedans : travellings au super grand-angle incessants, suivants ce trio d'actrices (très bonnes) habillées dans de superbes costumes (vraiment), évoluant dans des décors très chargés saturant le cadre. Deux choses me semblent certaines ici : ces deux ambitieuses n'hésitent pas à se salir les mains pour arriver à leurs fins, et c'est quand même plus drôle qu'une adaptation de Jane Austen. Si on aime pas, on peut toujours dire que c'est du style sans substance, j'ai trouvé ça amusant moi. (vu en 2019)

favorite

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26 juillet 2020

Désirs volés (Nusumareta yokujô) 1958 Shohei Imamura

Je reconnais bien le style de l'auteur de Cochons et Cuirassés, même si ce premier film n'est pas si percutant. Il y a donc une troupe de théâtre fauchées, rigolarde et très vivante, un jeune homme tiraillé entre désirs et sentiments, entre passion et bon sens , des hommes toujours dans leur obsessions, que ce soit professionnelle ou sexuelle, des femmes les pieds sur terre qui leur tienne vaillamment tête. Ça bouge, ça crie, Imamura en fait une marmite en ébullition et regarde tout ça avec réalisme et tendresse. (vu en 2020)

désirs volés

28 avril 2020

Soupçons (Suspicion) 1941 Alfred Hitchcock

Quand même, quel dommage que la fin ne soit pas à la hauteur (on sait que ce n'est pas celle qu'il souhaitait), on a sinon que des raisons d'aimer ce film. La scène du verre de lait of course, Cary Grant (me plait bien décidemment) est génial, les ombres qui emprisonnent la frêle Joan Fontaine dans la toile du doute. On y voit aussi une auteur de roman policier dont les idées de meurtres semblent inspirer Cary Grant, c'est délicieux. Note qu'on ne croit pas une seconde à sa sincérité, à celui-là. Ah, Heather Angel est craquante en soubrette, je dis ça comme ça (elle est aussi dans Lifeboat). (vu en 2020)

soupçons2

7 avril 2020

Ghost in the shell 2017 Rupert Sanders

Evidemment, il manque le vertige de l'anime, qui lui s'appropriat le manga original (jamais eu envie de le lire), ramenée ici à une histoire complètement conne, (la méchante multinationale qui abuse trop quand même), là où Mamoru Oshii nous racontait la naissance et l'émancipation d'une nouvelle forme de conscience, pas moins (enfin je crois). La science fiction, qui était sujet de l'originale, est ici objet (c'est à dire ramenée aux gadgets). Quelques scènes ont beau être décalquées sur l'original, la musique aussi, rien n'y fait. Le plus troublant, c'est qu'en faisant de Scarlett Johansson un cyborg, il lui retire tout ce que son corps exprime habituellement, elle n'est plus la femme Scarlett Johansson, elle est juste le major, véhicule désincarné qui ne dit rien (du major Motoko Kusanagi, qui avait un nom en passant, émanait une conscience alerte et inquiète, une séduction froide). Il ne nous manque pas seulement la séduction dont ce corps est démuni, il nous manque le point de vue du Major sur ce monde (la déambulation dans la ville, la scène essentielle de l'anime). Bref, une grande entreprise de déminéralisation. J'ai dis aussi que c'était moche ? (vu en 2017-2018)

ghost in the shell

30 janvier 2020

Apprenti gigolo (Fading gigolo) 2013 John Turturro

On aime bien John Turturro l'acteur (Jesus !) c'est d'autant plus consternant de découvrir ce film qu'il a réalisé et interprété. Alors, c'est un type super sympa (Turturro himself), il est gigolo mais il est super sympa, super sensible (ça empêche pas, d'accord), et il sait cuisiner en plus. Son mac c'est Woody Allen, qui n'arrive pas à être drôle, même s'il joue comme dans ses autres films, comme quoi. Vanessa Paradis joue, mal, une veuve juive (!) inconsolable, qui se fait consoler quand même (et masser, aussi) par le gigolo super sympa, du coup elle reprend goût à la vie la pauvre (en plus il lui fait la cuisine). Bref, c'est jamais drôle, ça nous dit que la tolérance y'a que ça de vrai, et que NY est sa capitale. On a vite envie de distribuer des claques à tout le monde. (vu en 2017-2018)

apprenti gigolo

20 juillet 2020

Master and commander (Master and commander: the far side of the world) 2003 Peter Weir

Tout le monde dit du bien de ce film, et avec raison, ma foi. Pour conter son histoire d'un homme obsédé par l'idée de venir à bout de son ennemi, qui lui a mis bien profond au début du film, Peter Weir fait preuve d'un beau classicisme, il s'efface devant son histoire, trouve le ton juste, l'équilibre entre l'humain, l'aventure et la véracité, et délaisse le folklore, pas de pavillon à tête de mort ni de jambe de bois. On ne doute pas que ça a dû être un sacré tournage, mais il ne cherche même pas à le montrer, il ne fait pas de plan d'hélico autour de son navire, à la Peter Jackson. J'irais jusqu'à dire que le gars est humble, dans sa façon de refuser le spectaculaire, le romantisme, et que ça lui réussi, il ne fait preuve d'aucune lourdeur, il n'a pas besoin d'insister sur quoi que ce soit. Mieux que James Cameroun, je te le dis ! (vu en 2020)

master and commander

19 juillet 2020

Les Desperados (The Desperadoes) 1943 Charles Vidor

Un bon petit western que celui-là. C'est du classique, et on a notre dose de chevauchée, de romance et de gunfights. Concis, les gunfights, tant mieux, parce que des gars qui s'arrosent cinq minutes c'est vite ennuyeux si ce n'est pas mis en scène par un spécialiste de la chose. Cette copie est un peu délavée il me semble, mais on peut quand même voir qu'il y a une très belle photo. Il y a aussi une pelleté de bons acteurs, mais c'est surtout le scénario, très intéressant et bien charpenté, qui fait qu'on passe un très bon moment. C'est dans les vielles casseroles... (vu en 2020)

desperados

6 juin 2020

Le Silence des agneaux (The Silence of the Lambs) 1991 Jonathan Demme

A force de le revoir, je me détourne de la "performance" d'Anthony Hopkins (l'arbre qui cache la forêt) et m'attarde sur cette amérique abandonnée du bon dieu, crasse, déprimante, filmée dans des tons vert moisis brun dégeulis, sur Clarisse, dont la tristesse l'emporte sur la peur et le dégoût, sur Clarisse encore dans cette cave, banale antichambre de l'enfer, le rythme cardiaque au maximum, le souufle court, tenant son revolver d'une main qui tremble beaucoup trop, alors que la bête, protégée par l'obscurité, l'observe, fascinée. (vu en 2020)

 

silence des agneaux

17 juillet 2020

La Belle de Saïgon (Red dust) 1932 Victor Fleming

Très chouette petit film sans prétention. On y voit un Clark Gable beau mec et viril en diable, entrepreneur raciste, quand même, plutôt porté sur la chose, quand même, mais équipé d'un sens moral qui, disons, ajoute une dimension à son personnage. La jungle de studio est exotique et moite, l'histoire est pas compliquée... Mais tout ça ne serait rien sans la présence de Jean Harlow (Vantine, sympa), plus blonde que blonde, sensuelle evidememnt, et qui a toutes les bonnes répliques, en plus. Elle est le négatif de Mary Astor, qui joue le jeu de la respectabilité mais cède bien vite aux avances  du Clark. (vu en 2020)

belle de saigon

25 avril 2020

Sierra torride (Two mules for Sister Sara) 1970 Don Siegel

Bien agéable western ma foi, dans le style dynamique de Don Siegel. On voit que Leone est passé par là. L'histoire n'appelle pas beaucoup de commentaires, ça fonctionne sur l'inusable duo mal assorti (Shirley McLaine en nonne portée sur la bouteille, Clint en... Clint). La musique de Morriconne est top. Les meilleurs moments sont ceux où ce drôle de couple se découvre, se jauge, s'apprivoise, au gré de multiples péripéties. La fussillade de la fin est règlementaire, c'est dur de faire une scène de fusillade intéressante, il faut que ce soit chorégraphié, que ce soit une danse (Peckinpah, Woo...), sinon bof quoi. On apprend à la fin que Shirley est une prostituée (on s'en doutait tout du long), eh ben elle est mieux en nonne. (vu en 2020)

sierra torride

 

19 mai 2020

Beasts clawing at straws (Beasts That Cling to the Straw) 2020 Yong-hoon Kim

Encore un de ces petits noirs coréens graphiquement très violent (on préfère fracasser les crânes à coups de bouteilles de champagne plutôt que de discuter, plus efficace, plus visuel) à l'humour à froid, qui est au pays du matin calme ce que la raclette est à la Suisse. C'est encore l'histoire archi rabattue d'un groupe de personnes qui s'entretuent pour un sac de pognon (un Vuitton, quand même). C'est pas spécialement le mieux écrit (beaucoup de choses un peu trop grosses, ou téléphonées) et le gars Kim ne donne pas dans la sobriété mais ne parait pas un virtuose de la mise en scène non plus, juste pas malhabile on va dire pour être sympa. Ses plans sont plutôt sans goût, trop bariolés je trouve. En toute logique, on devrait trouver ça fatiguant, mais finalement je l'ai regardé sans déplaisir, faut dire qu'il n'y a pas de temps mort, que ça reste amusant et surtout qu'il y a l'extraordinaire Do-yeon Jeon. (vu en 2020)

beasts clawing at straws

9 juillet 2020

Eraserhead 1977 David Lynch

Je n'ai jamais été trop pressé de voir ce film, bon c'est chose faite. Et j'ai vu ce à quoi je m'attendais : images et bande son fortes, univers anxiogène, le tout est très arty. Un film qu'on imagine projetté dans la salle d'un musée d'art contemporain. Ma limite, c'est que jamais on ne s'attache aux personnages, et donc au récit (vaut mieux pas s'attacher au bébé remarque...), a vrai dire on s'en balance une peu des misères d'Henry. Là où j'ai été étonné, c'est de voir que l'univers de Lynch est déjà là, les intérieurs louches, les motifs de la moquette, les branches d'arbres sur leur cône de terre, les longs silences entre les dialogues, l'électricité, etc. C'est pas gai, mais j'ai cru déceler un certain humour derrière tout ça (ou c'est moi ?). (vu en 2020)

eraserhead

12 mai 2020

Breezy 1973 Clint Eastwood

Clint délaisse la question morale et la love story, autant de pièges, et traite avec finesse ce personnage d'homme vieillissant qui, à la source fraîche de cette adolescente, prend conscience du dessèchement de son coeur et de ses idéaux.William Holden est très bon, et Clint fait preuve de tact et de modestie. On le connaitra moins subtil. (vu en 2020)

Breezy

17 février 2020

Castle Freak 1985 Stuart Gordon

Les plus d’abord : voilà un petit film d’horreur brut et sans ironie, sans maniérisme, ce qui n’est pas si courant. Et Barbara Crampton et Jessica Dollarhide sont vraiment bien. Après, Jeffrey Combs, marrant dans Re-Animator, montre ici ses limites, alors qu’il ne peut plus faire le guignol, et Stuart Gordon itou : sa mise en scène est assez terre à terre, genre telefilm de base, et échoue à nous impliquer. Le film manque d'ambiance, ne crée pas son univers, on sent qu'ils ont juste trouvé un vieux chateau en Italie, et basta. Et faut dire que, si le drame familial marche assez bien , l'histoire est finalement assez banale. Typiquement le film sincère qu’on aurait souhaité aimer, car l'horreur est bien là, mais qu’on va pas forcément regarder de nouveau, tant c’est juste moyen. (vu en 2017-2018)

castle freak

16 mai 2020

La Maison du Docteur Edwards (Spellbound) 1945 Alfred Hitchcock

La belle Ingrid Bergman se paye un coup de foudre assez niais, en un plan très réussi. Puis elle a cette manière presque obscène de dire "pâté de foie". Le rêve désigné par Dali bien sûr, l'humour ("faîtes de beaux rêves, que nous analyserons au petit déjeuner"), le plan du pistolet, des portes qui s'ouvrent, la scène du rasoir (rappelant Soupçons, annonçant Norman Bates), il y a beaucoup de chouettes choses dans ce film loupé. Gregory Peck est bien trop benêt, (mais pourquoi tombe-t-elle pour lui ?), Ingrid est plus marrante que convaincante en femme froide et analytique soudainement amoureuse et passionnée, et tout ce micmac psy me paraît bien risible. Il semblait évident qu'Hitch s'en empare, mais allons, on n'y croit pas une seconde. (vu en 2020)

maison du dr edwards

4 février 2020

Avatar 2009 James Cameroun

Je n'ai jamais vraiment aimé Avatar, et je me fous de tout ce qu'on en dit. Je sais bien que JC n'est pas tombé de la dernière pluie, qu'il a du métier et tout ce que tu veux, mais je m'en tape. Je n'aime pas Jake Sully (qu'est-ce que tu lui trouves ?), je n'aime pas Pandora et son look de jeux vidéo, je n'aime pas ces GI bodybuildés ridicules, je n'aime pas cette histoire où des méchants militaires surarmés surbelliqueux s'en prennent à des gentils schtroumpf sauvages tout plein de sagesse (même les ewoks trouvent plus grâce à mes yeux, au moins il ont un certain sens de l'humour, enfin il me semble), ça m'énerve que ce film de 2453476 millions de dollars raconte cette fable écolo niaise, vue et rabachée 1000 fois, avec sa morale trop facile . Je me fous de la prouesse technique, qui ne m'impressione pas du tout. C'est juste con, et plutôt moche. Un peu comme les Marvel. C'est mieux que les Marvel tu dis ? Peut-être, qu'est-ce que j'en sais. (vu en 2017-2018)

avatar

18 juin 2020

Lost in translation 2003 Sofia Coppola

Un dispositif léger, un Tokyo qui évite la visite touristique - heureusement - tout de stimuli pour la vue et l'ou!ie, Bill Murray pour la comédie, Scarlett Johannson pour le charme, une chouette bande son, tous les ingrédients sont là pour renouveler la comédie romantique. On plane avec ces persos jetlagués et détachés, même si tout n'est pas réussi, Murray cabotine un peu, certaines scènes sont foirées, en trop (la call girl), mais le charme opère à fond. C'est tout autant un reportage sur ces deux stars, assayant le statut d'ìcone de l'un et observant l'autre le devenir. (vu en 2020)

lost in translation

21 mars 2020

Alice ou la dernière fugue 1977 Claude Chabrol

Voilà un film qui aurait plus sa place en tant qu'épisode d'une demie heure dans la quatrième dimension. Sur une heure et demie, c'est un peu mince. Y voir le jeune André Dussolier avec une tête à la Prince de Lu (on a les références qu'on peut) achève de me rendre septique.

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19 avril 2020

Alice et le maire 2019 Nicolas Pariser

Luchini et Anaïs Desmoutier sont bien là-dedans, par contre l'entourage du maire tire sur la caricature. Bon c'est pas mal, mais nous voilà bien avancé, dirais-je. (vu en 2020)

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23 juillet 2020

Appropriate Behavior 2014 Desiree Akhavan

La preuve qu'être une jolie femme avec de l'esprit, bisexuelle, iranienne d'origine, vivant à Brooklyn, ne suffit pas à faire un bon film, contrairement à ce qu'on pourrait croire. Sinon, on pense à Woody Allen et tout ça, bien sûr. (vu en 2020)

appropriate behavior

26 avril 2020

Scandale (Bombshell) 2019 Jay Roach

Quelquefois, tu regardes un film et tu n'en pense pas grand chose, et tu passes à autre chose. C'est ce qui m'arrive ici, ou rien ne m'accroche vraiment, rien ne me déplait non plus. Zut, j'ai le droit. (vu en 2020)

Scandale

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